Entre diplomatie canonnière et conflit inattendu.

Inégalité dans les systèmes de défense des antagonistes et stratégies disparates
Le nombre des navires de guerre et d’avions de combat engagés par les EUA et les forces aériennes d’Israël créent un grand déséquilibre en ce qui concerne les facteurs de puissance. Cette disproportion influence sur le choix des stratégies à adopter sur le théâtre. N’ayant pas les mêmes capacités aérospatiales et navales, l’Iran fait face à un dilemme imposé par les grands moyens engagés lors de la campagne américano-israélienne. Chacune des forces en présence a ses propres alternances afin de gagner les paris des combats.

- Les choix des forces et des outils stratégiques de l’Iran
Une fois engagée dans la contrattaque, l’Iran a privilégié la stratégie asymétrique qui est un outil important de la guerre hybride. La spécificité des moyens de défense utilisés, sans confrontation directe et en associant les différentes milices chiites à ses modes d’actions, lui ont permis de résister face à la frappe aérienne qu’aucun Etat du monde n’a subi jusqu’à présent.
La projection de forces terrestres américaines demeure un pari difficile, à cause du terrain inabordable, avantageant la stratégie asymétrique et du moment que les forces terrestres iraniennes dépassent de loin le nombre des Marines envoyés par le Pentagone au Moyen-Orient. Selon l’agence de presse privée iranienne Tasnim[1] , ont été mobilisés un million de combattants préparé au conflit terrestre contre les Etats Unis d’Amérique, soit 350 000 militaires de l’armée régulière l’ARTESH, 190 000 combattants du Corps des gardiens de la révolution islamique[2],600 000 volontaires des BASIJ[3]. Parallèlement, l’article 110, de la Constitution iranienne réformée en 1989 nomme le Guide de la révolution comme commandant suprême des forces armées et des forces de police. Il préside aussi, suite à la même Constitution (l’article 176) un Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN).
Dans le passé, à l’instar de certaines forces de défense occidentales, l’armée iranienne avait son poids régional et constituait une puissance reconnue par la Russie impériale et l’empire Ottoman qui constituaient les principales rivales en matière de géopolitique des frontières. Les trois puissances régionales à l’époque constituées de plusieurs ethnies et de cultures. D’ailleurs, la concurrence entre chrétiens orthodoxes et musulmans (sunnites et chiites) a toujours duré dans le temps. L’empire Ottoman constitué d’une majorité sunnite face à la dynastie des Safavides chiite,[4] , remplacée par la dynastie des Qajars[5], puis renversée par Rezâ Shâh Phlavi, ancien cosaque persan[6], dont le fils Mohammed qui a accéléré la modernisation de toutes les composantes militaires au début de la seconde guerre mondiale, pour les rendre les plus puissantes au niveau régional et international. Avant l’abdication du Shah en 1979, plusieurs sources classaient son armée au sixième rang au niveau mondial. C’était une armée bien entrainée, apolitique et très bien réénumérée. Malheureusement pour cette armée, la révolution a arrêté toute modernisation à cause des sanctions et des embargos effectués par les puissances occidentales.
Conjointement, les forces de défense iraniennes sont constituées d’unités à base de militaires de carrière. Après la chute du pouvoir impérial en 1979, plusieurs hauts cadres expérimentés des forces armées ont subi des exécutions arbitraires, mis à la retraite ou ont fui le pays. Mais, pendant la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988, il a été jugé par le nouveau pouvoir iranien de profiter du savoir en matière de préparation opérationnelle et du retour d’expérience de l’armée traditionnelle héritée du régime de Mohammad-Rezâ Shâh.
Une autre institution militaire de poids et distincte qui est le Corps de la Garde Républicaine largement investi dans la stratégie hybride, associant, l’enrichissement de l’uranium, la fabrication des missiles et des drones, le financement des milices à l’extérieur et la construction des bases souterraines copiées sur le modèle de la Corée du Nord. Cette catégorie dite « Pâsdârân » : Gardiens de la révolution[7], constituée lors de la révolution de 1979 à base des milices a augmenté ses effectifs, et devenue la plus influente, la mieux dotée en matériels majeurs et la plus forte en Iran.
Concernent l’industrie militaire et de matériels majeurs importés, l’Iran a pu développer depuis la guerre avec l’Irak entre 1980 et 1988, plusieurs capacités de défense en produisant une panoplie d’armes légères et collectives lourdes, des missiles balistiques, des drones, des véhicules blindés, des petits navires rapides. Elle possède des sous-marins et des vieux avions de combat. Malgré les cyberattaques israélienne, l’Iran a également développé des capacités dans le domaine de cyberguerre et de cybersécurité grâce à sa coopération avec la Russie et la Chine.
Le système de défense complexe et hybride en ce qui concerne son choix stratégique demeure unique dans son organisation au niveau international. Certains Etats avaient en plus de l’armée conventionnelle des milices comme auparavant en Libye ou dans les Etats communistes où les hauts gradés de l’armée ont aussi leur place dans la hiérarchie du parti politique unique et ont des commissaires politiques, qui surveillent le tout.
Face à ses limites en matériels aériens et maritimes, dû aux embargos et sanctions économiques dont certains datent depuis la révolution islamique de 1979, l’Iran a choisi de se défendre en ayant recours aux essaims de drones aériens et navales, des vedettes rapides équipées de missiles mer-mer et une panoplie de missiles balistiques dont certains sont hypersoniques pouvant atteindre leurs cibles en quelques minutes. Cela fait de l’Iran l’une des premières puissances du Moyen-Orient et du monde. En plus de ces missiles de dernière génération et des drones fabriqués localement, l’Iran a pu élargir sa profondeur stratégique en finançant et armant des groupes armés chiites, capables de déstabiliser la rive Sud de la Méditerranée via le Hezbollah au Liban, par les combattants Houthis yéménites dans le détroit de Bab- El- Mendeb, situé à l’extrémité méridionale de la mer Rouge et en profondeur irakienne grâce à quelques quatre-vingt milices chiites qui attaquent les intérêts des américains et leurs alliés. Longtemps, l’Iran menaçait de fermer le passage stratégique et vital d’Ormuz qui assure environ le 1/5ème du transport de pétrole du monde.
Ainsi dans le choix de cette guerre asymétrique l’intelligence du faible pourrait l’emporter sur le faible. Normalement c’est rare où un Etat fait ce choix limité à des groupes non -étatiques qui font la guérilla. Il a fallu se méfier à l’avance de choix. Car, l’Iran est un pays qui a le jeu des échecs encré depuis sa civilisation antique. L’Etat Persan se préparait tôt ou tard à tous les scénarios de projection de force, dans son propre espace stratégique et celui des mouvements armés qu’elle soutient au Moyen-Orient.
Dans le prolongement du retour d’expérience acquis dans le conflit des 12 jours du début de l’été 2025, la stratégie d’utilisation des drones Shahed et des missiles balistiques utilisés par les iraniens pendant le deuxième trimestre de 2026 est la même. Les milices chiites répandus au Moyen-Orient ont reçu l’ordre d’attaquer Israël et les intérêts américains dans leurs zones de responsabilité. Les drones sont lancés souvent en essaims, accompagnés de missiles balistiques classiques et hypersoniques afin de saturer et occuper le maximum les différents systèmes de défense antiaérienne américano-israélienne et des pays du Golfe, qui utilisent des missiles d’interception très coûteux par rapport aux drones. Les missiles et drones iraniens une fois sortis de l’espace aérien iranien affrontent une panoplie de moyens constituée de missiles Patriotes américains en Irak, des systèmes de défense antiaérienne jordanienne, syriens, de chasseurs israéliens dans l’espace voisin et de missiles tirés des navires américains stationnés en Méditerranée ou en océan indien. Une fois les missiles et les drones iraniens échappés à cette multitude de mécanisme d’interception , ils se trouvent sur l’espace israélien, face à cinq systèmes antimissile : ARROW[8], THAAD[9], PATRIOT[10], FRONDE DE DAVID[11] et le DOME DE FER[12] ; Ce qui fait que si le nombre des essaims de drones ou de missiles est important, les systèmes de défense deviennent dépassés et n’arrivent pas à temps d’intercepter tous les missiles hypersoniques, qui sont plus destructeurs vu les centaines de kilos de charges explosifs qu’ils transportent.
Les drones ne se sont pas limités à attaquer les bases américaines dans les pays du Golfe, les infrastructures sensibles israéliennes et les bâtiments de guerre américains, ils ont même touché les immeubles et hôtels abritant des israéliens ou des combattants des forces américaines, dans les différents pays du Golfe. Après plusieurs semaines de guerre, après avoir attaqué par drone les bases militaires anglaises à Chypre, deux missiles balistiques iraniens ont atteint la base américano- britannique de Diego Garcia dans l’océan indien, à quelques 4000 kilomètres, qui abrite des matériels majeurs stratégiques comme les B52 et les sous-marins nucléaires. Ceci montre bien que l’Iran a élargie son espace stratégique en ayant le contrôle des ressources naturelles de tout le Moyen-Orient et en gagnant une importante projection de force par ses moyens aérospatiales. D’ailleurs, les bases de lancement de missiles n’ont pas été détruites en entier comme le confirmait les administrations américano-israéliennes et que les iraniens ont profité d’une longue veille stratégique qui leur a permis de se préparer et de se renseigner à leur tour sur les cibles à attaquer en profondeur dans toute la région du Moyen-Orient. La planification stratégique des forces iraniennes a été méticuleuse comme dans un jeu d’échecs et ce bien que les services de renseignements israéliens aient toutes les informations détaillées sur les capacités de défense iranienne et sur les grandes autorités nationales décapitées par le Tsahal.
De ce fait, la stratégie iranienne vise par la stratégie asymétrique à submerger les différents radars d’identifications installés aux pays du Golfe et à les détruire, viser les groupes aéronavals et les navires de surface sans faire usage de confrontation directe. Qui plus, même avec les différents moyens d’interception, le risque pourrait être important concernant la capacité à neutraliser le nombre important de projectiles lancés par la garde révolutionnaire iranienne. Cette guerre basée sur les drones et les missiles a avantagé l’Iran qui a pu résister face à l’une des plus grandes campagnes aériennes du siècle. L’Iran a profité de la sous-estimation de la situation par les Etats Unis d’Amérique et par Israël, en choisissant les points faibles de l’économie mondiale qui se justifient par l’attaque des sites de production et d’extraction de l’énergie fossile et par la même occasion la fermeture du détroit stratégique d’Ormuz, vital pour l’économie mondiale, en laissant l’accès et la sortie ouverte à ses alliés, qui ont condamné la campagne américano-israélienne.
Par ce fait, la réaction des pays du Golfe face à l’Iran pourrait leur coûter cher. Car l’Iran les utilise comme carte de pression sur les Etats Unis d’Amérique et Israël afin d’arrêter les hostilités. L’Iran a pu imposer la loi de talion soit œil pour œil et dent pour dent. Chaque fois qu’Israël et les forces aériennes américaines attaquent une infrastructure civile (usine de dessalement d’eau, raffinerie, gisement de gaz installation nucléaire…), l’Iran rend la monnaie en attaquant dans la profondeur israélienne ou les pays arabes considérés alliés des Etats Unis d’Amérique.
Pour paralyser les pays du Golfe, l’Iran a choisi de détruire et neutraliser en plus des bases militaires américaines, les sites énergétiques et le contrôle de toute la région du golfe persique, y compris le passage stratégique d’Ormuz. Les drones iraniens profitent de leur déplacement en très basse altitude pour atteindre leurs objectifs sur les pays du Golfe. Ayant des moyens antiaériens destinés aux missiles, quelques drones Shahed arrivent des fois à passer les radars lorsqu’ils sont nombreux.
Exposés par leur proximité non loin de la république islamique d’Iran, les pays du Golfe ont la particularité d’avoir des usines de carburants et de gaz facile à cibler par leur adversaire commun. Les frappes Iraniennes n’ont pas épargné leurs amis des pays du Golfe qui sont le Sultanat d’Oman et le Qatar. Car les deux pays hébergent des bases américaines. Par ailleurs les bases françaises en Irak et aux Emirates Arabes Unies n’ont pas échappé aux attaques des drones et missiles iraniens.
Dans le Monde Arabe la réaction des pays a été généralement lente pour réagir face à cette agression. Les Royaumes de Jordanie et du Maroc ont été les premiers à condamner rapidement, lesdites attaques contre les pays du Golfe, par contre on assiste à un silence radio au départ de la part des puissances islamiques : Turquie, Pakistan et Égypte qui par la suite ont assisté aux pourparlers de paix avec l’Iran. Pourtant les pays du Golfe qui sont les plus touchés par la guerre ont été marginalisés par les Etats Unis d’Amérique, qui ont ignoré leur demande d’arrêt des hostilités. L’Indonésie loin de la zone de conflit a proposé de mener des négociations entre les antagonistes. Mais quoi discuter, puisqu’au début les réunions entre américains et iraniens, concernaient juste le volet de l’enrichissement nucléaire pour ne pas fabriquer la bombe atomique. Par contre à partir de février 2026, les américains et israéliens ont signalé d’autres objectifs stratégiques ad hoc liés à l’usage des missiles hypersoniques, au changement du régime et à l’ouverture du détroit d’Ormuz.
B- L’expédition militaire américano-israélienne
Cette alliance américano-israélienne a choisi de mener des opérations aérospatiales, pour mettre la pression sur le pouvoir des Mollah afin de le contraindre par la force à arrêter son programme nucléaire[13] devenu menaçant pour les communautés régionales et internationales.
- Nouvelle modulation de la vision stratégique israélienne au Moyen-Orient
Au début des années cinquante, L’Etat hébreu choisi la stratégie défensive loin de ses frontières de 1948, en occupant des territoires qui lui permettent d’éloigner les combats des localités israéliennes. Ceci lui a permis de gagner plus d’espace stratégique. Néanmoins face à la montée en puissance des mouvements soutenus par l’Iran, Israël a choisi de s’infiltrer par la force dans les frontières de Gaza et du Sud libanais, depuis l’octobre 2023 pour attaquer ses adversaires du Hamas, qui, est presque anéanti et le Hezbollah qui a repris les combats en 2023, en 2024 et en 2025. Les chiites affiliés à l’Iran au Yémen et en Irak ont été souvent attaqués par air, soit par les Etats Unis d’Amérique, soit par l’Etat hébreu. Pour décapiter la tête de la puissance, qui finance les groupes armés chiites au Moyen-Orient, Israël a été contrainte de ne pas s’engager avec des forces terrestres et s’associer dans une campagne aérienne avec les USA, en juin 2025 pendant douze jours et à partir du 28 Février 2026, afin de mettre fin au régime des Mollah et de détruire toutes les capacités nucléaires et militaires iraniennes.
C’est une guerre régionale suicidaire pour tous les antagonistes. Déjà en 2024 elle a causé, des dommages collatéraux touchant les populations civiles[14]. Les casques bleus n’ont pas été épargnés[15] en 2024 en 2026[16]. Dans tous les cas, quel que soit la déclaration faite par les deux côtés, le bilan du côté Hezbollah[17] en 2024 et 2026[18] . En Israël le bilan depuis octobre 2022 à 2026, demeure très lourd bien que les autorités israéliennes ne communiquent pas tous les données liées à la guerre. Cette guerre régionale menace la sécurité et la paix régionale. Les attaques israéliennes par air en Iran, au Yémen, en Syrie, en Irak et au sol au Sud Liban n’ont pas entièrement détruit l’Iran et ses affiliés.
L’éloignement de la zone des combats, qui vise à élargir l’espace stratégique et épargner les populations civiles, n’a pas eu d’impacts. Au contraire, autres que les attaques par roquettes et missiles venus des frontières libanaises, de Gaza et du Yémen, Israël fait face à partir de juin 2025 à des attaques iraniennes, par nombre importants de drones et de missiles balistiques dont une partie est hypersonique.
Dépourvues de moyens de défense antiaériennes, l’Iran a démontré sa résilience face aux intenses frappes aériennes des forces américaines et israéliennes. Aussi, les frappes iraniennes par drones et missiles balistiques hypersoniques ont prouvé au monde entier que la technologie iranienne est en apogée par rapport aux années précédentes. La guerre asymétrique menée par les forces de défense iranienne a pu
Dans tous les cas, les deux antagonistes payeront lourdement leurs actions militaires qui vont être une source grave de la menace à la sécurité et la paix internationales. Car d’autres puissances comme la Chine et la Russie pourraient entrer en jeux, afin d’aider l’Iran à faire face aux alliés d’Israël.
Les pensées stratégiques américaines appliquées au théâtre sont les mêmes qu’en juin et en décembre 2025.Dans le cas de l’Iran et du Venezuela, on constate que les composantes américaines associées, choisissent l’offensive déclarée, telle qu’elle a été défendue par Liddell Hart. Cette idée avantage la théorie de l’approche indirecte, qui se veut de déstabiliser matériellement et moralement l’ennemi avant de livrer la bataille décisive, afin de sortir du conflit et réaliser une paix durable et acceptable par les deux parties. Elle prend aussi des outils à la diplomatie canonnière qui se base sur le harcèlement avec des canons, à partir des côtes pour pousser l’adversaire à remplir les exigences demandées. Liddell Hart propose, le harcèlement des lignes de communication et de ravitaillement, et le contournement plutôt que l’attaque frontale des positions adverses. Contrairement à Karl Von Clausewitz, il est contre les guerres illimitées qui sont à l’origine du grand nombre de décès, au cours de la première Guerre Mondiale.
Dans les deux cas cités, de l’intervention américaine on a assisté à une paralysie totale de leurs adversaires. L’Iran n’a pu réagir qu’en utilisant les drones et les missiles. Par contre les forces de défense du Venezuela ont perdu carrément la liberté de mouvement et n’avaient aucune initiative pour se défendre. D’ailleurs, les américains soit par bombardement stratégique, soit par opérations chirurgicales, ils prônent l’approche indirecte en utilisant la panoplie d’appareils aériens dont ils disposent sans chercher à tomber dans le piège des guerres illimitées qui peuvent leur coûter cher en logistique. Car, ils sont loin de leurs territoires et visent une offensive directe, rapide, une initiative et une liberté d’action, en prenant en considération l’économie des forces et la surprise stratégique. Ils veulent aussi gagner le facteur temps et neutraliser les forces iraniennes le plutôt possible. Ils ont réussi à saper le moral adverse en attaquant ses différents centres moraux. Par cette façon d’agir, actuellement, les américains choisissent le plus souvent la guerre limitée selon la pensée de Sun Tzu qui fait référence à l’économie des moyens et à des engagements courts, qui stipule que : « Jamais une guerre prolongée ne profita à aucun pays ».
Comme dans le passé, la stratégie américaine a débuté par une diplomatie canonnière basée sur des frappes des navires et des avions de combat en deux phases : la première concerne l’utilisation des moyens aérospatiaux les plus puissants et qui possèdent puissance de feux et furtivité tels que les redoutables bombardiers B2 et les avions F35. La seconde phase a connu l’usage des moyens plus anciens, transportant le maximum de charges explosifs tel que les B52 et le F15. Dans les deux phases on a remarqué que la stratégie américaine combinait entre les frappes militaires chirurgicale et un blocus maritime.
Par contre ayant ces derniers jours d’avril 2026, la stratégie américaine a toujours gardé ce blocus strict des ports iraniens, qui fait partie de la diplomatie canonnière et a entamé le renforcement du dispositif militaire en dépêchant quelques 15 flottes navales.
Sur le volet diplomatique, les USA ont gardé la pression maximale démontrée par l’usage aux ultimatums et l’absence aux tables rondes lorsqu’ils ont jugé que les propositions iraniennes étaient insuffisantes (Jared Kushner et Steve Witkoff).
-Les USA ont choisi aussi des sanctions économiques visant la « flotte fantôme » de pétroliers iraniens pour couper les finances qui sont le nerf de la guerre.
Les USA ont aussi tenté sur les divisions internes entre les différentes ethnies particulièrement les Kurdes et même au sein du gouvernement iranien, entre les Gardiens de la Révolution, les militaires de carrière et les autorités civiles. Mais jusqu’à présent cette démarche n’a pas donné de suite. Les Etats voisins de l’Iran pourraient être aussi touchés par le conflit. Car, en cas de fratricide à l’intérieur de l’Iran une guerre civile est très probable et pourrait toucher même les frontières voisines de l’Iran et les militaires ou les autorités civiles sont sous la tutelle des Gardes de la révolution.
Parallèlement les négociations directes sont conditionnées par l’atteinte d’objectifs stratégiques défendus avec acharnement. Ceux-ci concernent :
En premier lieu : le démantèlement nucléaire, avec l’arrêt d’enrichissement et la remise des stocks d’uranium.
En second lieu, la Destruction systématique des sites de production et de lancement de missiles balistiques.
En troisième lieu arrêter des proxys iraniens Hezbollah, les houthis yéménites et les milices chiites en Irak.
Enfin les USA ont choisi de cibler infrastructures sensibles pour forcer le régime à renoncer à ses industries nucléaires et militaires.
Dans tous les cas, la stratégie américaine fait face à deux limites principales
Tout d’abord une résilience, iranienne qui ne veut pas continuer les pourparlers de paix dans un climat de blocus naval.
Ensuite, le prix à payer par jour à cause des engagements de dépenses que nécessite la guerre et l’épuisement des stocks de munitions de précision tel qu’il a été annoncé par le Chef d’Etat-major américain avant le début des hostilités.
Cependant avec l’évolution technologique, on oublie souvent que la défense antiaérienne russe et chinoise, peuvent casser le mur de la furtivité et de la surprise stratégique. Dans la guerre d’octobre 1973, les missiles SAM russes détenus par l’armée égyptienne ont détruit plusieurs avions de combat israéliens. Actuellement sous l’embargo et les sanctions, l’Iran demeure un laboratoire d’essai des armes développées par ces deux puissances. Peut-être même l’arme nucléaire est une dernière carte à jouer par le régime des Mollah.
Le futur du succès des opérations n’est pas souvent prévisible. Les forces iraniennes ont pu bloquer dernièrement le système satellitaire Starlink d’Elon Musk grâce à des brouilleurs de défense, qui n’autorise pas l’accès au réseau des armées adverses et probablement importés de la Russie. Elles ont perturbé les fréquences satellites, désactivé les GPS et ont aussi arrêté le réseau internet, afin de priver les populations en rébellion contre le régime, d’informer le monde extérieur, sur les conséquences graves, des descentes dans les rues. Qui plus, les autorités iraniennes n’ont jamais arrêté de mettre en œuvre des stratégies de subversion et de coercition contre leurs populations, afin de faire pression sur les opinions publiques. Mais, le choix de la propagande, au niveau national et internationale, n’a pas arrêté les influences anticipatives externes, puisque le bilan des descentes dans les rues enregistre des milliers de morts et d’arrestations arbitraires. Avant la coupure de l’internet, les réseaux sociaux ont déjà encouragé la rébellion et la possession des téléphones mobiles, par la majorité des citoyens a donné les résultats attendus.
Le Bombardement stratégique effectué en juin 2025, par les forces aériennes israélienne et américaine n’a fait de pression ni sur la population démoralisée ni sur dirigeants iraniens, pour demander la capitulation et la chute du régime en place. Il n’y a pas eu assez de destruction du potentiel économique et d’industrie de défense, au contraire les iraniens ont provoqué l’effet inverse et ont eu accès à d’autres technologies plus performantes, sûrement importées de l’étranger. Donc, les deux forces aériennes n’ont pas pu aboutir à leur objectif stratégique, malgré la maîtrise totale des airs. Néanmoins, faible en moyens aériens, l’Iran dispose d’une autre panoplie de capacités de nuisance, qu’elle combine pour survivre face à la force écrasante des pays attaquants.
Les milliers de Marines[19] envoyés à titre de renfort à destination de l’Iran, soutenus par des navires amphibies, des hélicoptères et des avions de combats permettant le débarquement des troupes, des F35 permettant de prendre d’assaut l’ile de Kharadj, poumon pétrolier iranien ou d’autres ilots, déminer le détroit et mettre hors de combat les unités iraniennes. Lors de la campagne du 28 février 2026, les forces aériennes américaines et israéliennes larguaient les bombes de loin et à une très haute altitude. On entendait plus les moteurs de drones ou d’avions de combat. Il a été difficile pour les forces de défense antiaériennes d’identifier ou d’intercepter les appareils de leur adversaire. Cela prouve que la reconnaissance et la surveillance des sites névralgiques iraniens ont été faites à l’avance par la composante aérospatiale y compris les satellites. L’offensive américano-israélienne a commencé exceptionnellement le samedi 28 février 2026.
Cette attaque non attendue par les iraniens qui croyaient à la négociation, a connu deux phases stratégiques aériennes logiques et très bien coordonnées. Au début de la matinée, ayant reçu des renseignements confirmés les deux attaquants ont commencé les frappes contre les autorités nationales dont le guide de la nation et plusieurs hauts dignitaires du régime. C’est ce qu’on appelle souvent la décapitation, utilisée dans le passé proche par Israël contre les leaders du Hamas, du Hezbollah libanais et les responsables ou scientifiques Iraniens. Cette stratégie ne date pas d’aujourd’hui. Les leaders des mouvements militaires, les grandes figures politiques menaçantes (Arabes et Perces) du Moyen-Orient, en particulier les palestiniens ont fait l’objet d’assassinats par des agents du Mossad, depuis plusieurs décennies. Cette réussite dans l’élimination des opposants qualifiés de terroristes par le gouvernement hébreu, est du généralement au professionnalisme des agents de renseignements israéliens et aux moyens technologiques utilisés dans la surveillance permanente des hauts responsables avant leur élimination.
Les américains ont fait de même lorsqu’ils ont éliminé, par drone le Général Soleymani[20] de la Garde révolutionnaire iranien et le chef des Kataeb du Hezbollah, Abou Mehdi al-Mouhandis, C’est vrai que le renseignement des agents infiltrés a aussi participé à ce succès. Le théâtre iranien est infiltré par les agents israéliens et d’autres étrangers travaillant au profit du Mossad. Mais il en demeure que les outils utilisés ont facilité le transfert des données à une force aérienne outillée de matériels lui permettant d’avoir une liberté d’action et une suprématie des airs. Cette phase de la stratégie aérospatiale a permis aux forces aériennes américano-israélienne de saper le moral de leur adversaire, d’avoir la suprématie aérienne totale avec des avions, des drones furtifs et de tirs de missiles balistiques à partir des navires de guerre. Plusieurs sites communication, de tirs de drone ou de missiles, industries militaires, moyens de la défense antiaériennes, ont été détruits.
Dans cette première phase, les zones de frappes ont été divisés entre les deux pays attaquants. Israël a concentré ses frappes à l’Ouest et au Nord-Ouest de l’Iran. Car la majorité des missiles et de drones utilisaient cette partie géographique pour atteindre Israël. Par contre les frappes aériennes américaines se limitaient au Sud et au littoral du Golfe Persique d’où partaient les missiles et les drones vers les pays du Golfe.
Après avoir neutralisé la majorité des menaces et acquis la suprématie aérienne, la deuxième phase permet aux avions de voler à basse altitude avec des appareils non furtifs. Aussi cette phase est consacrée aux bombardements stratégiques comme celui effectué par les B52 qui permettent de larguer un grand nombre de bombes sur les infrastructures militaires de la Garde révolutionnaire avec ses différentes branches sécuritaires. Ceci dans l’intention d’encourager un soulèvement populaire contre le régime des Mollahs. Mais, il y a eu une erreur grave sur le terrain. Tout le monde croyait que le potentiel militaire iranien a été anéanti, suite aux discours du locataire de la Maison Blanche. Alors qu’en réalité, il parait que les iraniens ont utilisé des leurs, et ont stocké le maximum de drones et de missiles, raison pour laquelle jusqu’à présent leur capacité est toujours présente sur le théâtre.
Le blocus des ports iraniens comme moyen de diplomatie canonnière et le choix du renforcement du dispositif naval américain dans la région avec 15 navires de guerre est le fruit de la mésentente entre antagonistes lors des premiers jours de pourparlers au Pakistan. C’est une carte de pression choisie par les américains qui ne pourrait durer. Car ce sont surtout les pays d’Asie (excepter la Chine qui a une grande réserve stratégique en énergie faucille et en engrais) , de l’Europe ( qui n’importe presque plus de gaz russe ) et la majorité des Etats africains qui seront victimes. Pourtant, il ne faut pas oublier que l’Iran pourrait respirer et échanger grâce aux frontières partagés avec ses voisins continent asiatique. Ses réserves en or à l’instar de la Chine et la Russie pourraient lui éviter le pire. Ses échanges avec sa propre divise avec ses alliés traditionnels pourraient diminuer le risque d’encerclement stratégique au niveau régional. La caravane constituée de camions semi-remorques qui traversent les espaces voisins et les avions ou les navires qui pourraient venir de la Russie (par air ou via la mer caspienne) et de la Chine pourraient lui fournir les marchandises ou matériaux rares dont le pays a besoin.
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CONCLUSION
Le territoire iranien est protégé par des massifs et des verrous de haute altitude qui constituent une ligne de défense, très difficile à franchir sans subir des retombées graves des combats asymétriques qui nécessitent des moyens héliportés très importants et pleins de risques. La notion de nation est présente au sein de la majorité des populations qui composent la république iranienne.
A travers l’histoire jamais un régime politique n’est tombé ou n’a été chassé par les frappes aériennes, souvent ce sont les forces terrestres ou les populations qui sont à l’origine des changements des régimes. Même l’hypothèse d’un coup d’Etat par l’armée régulière est minime par rapport à la mainmise sécuritaire de la Garde révolutionnaire. Cette dernière a pu développer une stratégie, une infrastructure et une industrie militaire (missiles hypersoniques, drones aériens et navales) suffisante pour tenir aussi longtemps en cas de prolongement du conflit.
Qui plus est de remarquer que le choix de stratégie asymétrique par l’Iran lui donne plus de chances à résister face aux forces américaines et israéliennes qui n’ont pas réussi à changer le régime des Mollahs et à mettre la main sur le détroit d’Ormuz. Au contraire les priorités stratégiques tracées lors de la campagne ont chaque fois changé de priorité.
Du moment que l’Iran ait choisi cette stratégie épargnant le faible contre le fort, il est difficile à ce qu’une force puisse soumettre le pays. L’exemple vivant c’est que les proxys iraniens ont participé aux combats dans leurs zones respectifs et ont attaqué Israël et les bases américaines. Donc, il y a continuité dans les ordres et dans la réserve logistique au niveau stratégique. Les autorités du Hezbollah ont été décapitées, leurs installations militaires et civiles bombardées à fond et pourtant sur demande iranienne, tous les proxys réagissent face à l’expédition américano-israélienne. L’option d’une longue préparation de l’Iran à cette campagne est plus que probable.
Cette stratégie utilisée par les entités rebelles faibles contre les armées classiques, sans confrontation directe entre les forces a aidé la république islamique d’Iran à se résilier plus. Ce choix a bien épargné l’armée iranienne et la Garde révolutionnaire qui se sont contentés d’utiliser les drones et les missiles. A l’instar du Hezbollah, l’Iran a misé sur les installations sous-terraine. Sans oublier que l’Iran est un allié de la Corée du Nord qui lui transmis le savoir-faire en matière de construction sous-terraine, déjà expérimentée lors de la guerre de Corée et du Viêt-Nam.
La décision unilatérale américaine n’a pas eu l’adhésion de plusieurs Etats européens non consultés avant le conflit et les violations de la Charte des Nations Unies et du droit humanitaire international par les deux antagonistes rend le conflit très injuste avec des ripostes disproportionnés et l’utilisation de moyens de destruction massive contre les civils. Les USA ont été les seuls à s’exposer dans ce conflit avec Israël. Ce qui lui a coûté de déceler ses faiblisses stratégiques et logistiques par rapport à l’Iran et au reste des puissance rivales. Depuis des décennies jamais les USA ont perdu un aussi grand nombre d’avions de combat et n’ont été déstabilisés par une puissance régionale. La technologie, probablement mise à la disposition par la Russie et la Chine ont aidé l’Iran à supporter la guerre et attaquer des bases militaires au Golfe et paralyser les forces arabes du voisinage. L’accompagnement technologique dont a bénéficié l’Iran pourrait être à l’origine de la révision de la vision stratégique américaine et accélérer la multipolarisation du monde pendant cette décennie. Néanmoins avant d’arriver à cette phase, il est utile de se demander est-ce que l’Iran gagne les délais ou la bombe iranienne est d
[1] Pour plus de précisions lire https://french.almanar.com.lb/article/42612/
[2] Dite aussi PASDARAN ou juste la Garde Révolutionnaire composée de quelques 5 branches.
[3] Une milice paramilitaire de volontaires faisant partie des cinq branches du Corps des gardiens de la révolution islamique et même des enfants à partir de 12 ans, tous prêts à faire face à l’évasion américano-israélienne.
[4] A régné de 1501 à 1722. Cette dynastie a instauré le courant chiite en Perse et dans tout le voisinage de l’Asie centrale. C’est le deuxième grand Etat chiite après la dynastie des Fatimides qui a régné en Egypte et dans un large territoire de l’Afrique du Nord.
[5] Qui a assuré à son tour la continuité du pouvoir entre 1781 et 1925. Cette dynastie a été à l’origine de la modernisation des composantes de l’armée
[6] Lire file:///C:/Users/pc/Desktop/Les%20mutations%20modernes%20de%20la%20Strat%C3%A9gie/MANUSCRIT%20DE%20STRATEGIE%20DES%20DEBUTANTS/gauvrit-2011-les-forces-armees-conventionnelles-de-liran-etat-des-lieux%20(1).pdf
[7] En 1979, certains des membres de la Garde révolutionnaire étaient des réservistes déserteurs qui ont acquis des connaissances militaires et devenus des combattant de cette Garde. A mon avis, la formation militaire des appelés ou réservistes doit être limitée pour qu’ils ne soient pas recrutés en tant que mercenaires ou dans des groupes armés.
[8] Missiles antibalistiques, développés par Israël pour faire face aux menaces de longue portée dite protection exo atmosphérique. Il existe en série l’Arrow 1 et 2. Mais l’Arrow 3, qui est fabriqué en étroite coopération avec l’industrie militaire américaine a l’avantage d’éviter le risque des débris au sol. Il est devenu opérationnel à partir de 2017.
[9] Il s’agit de : « Terminal High Altitude Area Defense » qui est fabriqué par la firme américaine par Lockheed Martin, afin d’intercepter des missiles balistiques de courte et moyenne portée.
[10] Ce système de défense antiaérienne fabriqué par la firme américaine Raytheon est destiné pour détruire les missiles balistiques et les avions de combat. C’est l’équivalent du système antiaérien russe S 400 et S 500. Les Etats Unis d’Amérique ne le vendent qu’aux alliés stratégiques.
[11] Système capable d’intercepter des missiles tirés sur Israël à partir d’une longue distance à partir du Sud Liban, de la Syrie, du Yémen ou de l’Iran. Il intercepte et détruit les roquettes de gros calibres et les missiles balistiques.
[12] Système de défense antiaérienne et antimissile israélien, à courte portée, développé en coopération avec les Etats Unis d’Amérique. Devenu opérationnel depuis 2011, afin d’intercepter des roquettes et des missiles de 4 à 70 km de portée et intercepte avec ses missiles “Tamir», les obus et les roquettes tirés du Sud Liban ou de Gaza.
[13] En 2015, l’Iran a conclu un accord nucléaire historique, nommé « Plan global d’action conjoint » (JCPOA), avec les puissances ci-après : les USA, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne. Cet accord visait à afin de restreindre son programme nucléaire en échange de la levée des
Sanctions économiques, mais une fois le Président Trump arrivé au pouvoir il s’est retiré de cet accord.
[14] Lire ONU Info unnews@un.org du 17 octobre 2024 « Gaza : près de 100 % de la population vit dans la pauvreté, plus de 1,8 million souffre d’une faim extrême ».
[15] Lire ONU Info unnews@un.org du 11/10/2024 « Selon les rapports des médias, il y a eu ce vendredi 11 octobre de nouveaux tirs israéliens sur une position des Casques bleus sri-lankais dans le sud du Liban, au lendemain de tirs similaires, qui ont ciblé deux Casques bleus indonésiens. Ces militaires ont été blessés après le tir d’un véhicule blindé israélien vers une tour d’observation du quartier général de la FINUL à Naqoura, dans le sud du Liban. »
[16] Début Avril 2026 trois casques bleus indonésiens ont été tués et des troupes françaises et ghanéennes prises pour cible ou blessées par le Tsahal.
[17] Depuis les tous premiers jours des frappes au Sud du Liban on a enregistré plus d’un million de déplacés. Lire ONU Info unnews@un.org du 17 octobre 2024 : « Alors que l’armée israélienne a émis de nouveaux ordres d’évacuation, ordonnant ainsi le déplacement forcé des populations sur une partie de la région de la Bekaa, dans l’est du Liban, l’agence sanitaire mondiale de l’ONU (OMS) s’est inquiétée du risque très élevé de propagation, du choléra au Liban après la découverte d’un premier cas confirmé dans le nord du pays. »
[18] Selon le ministère libanais de la Santé, le 3 avril 2026, les attaques israéliennes au Liban, qui ont débuté depuis le 2 mars, ont causé 1 368 morts et 4 138 blessés, dont 125 enfants et 91 femmes parmi les victimes dans les régions du Sud-Liban, la Bekaa.
[19] C’est une force qu’on peut comparer avec les commandos de marine des forces françaises. Les premières deux unités d’infanterie de marine d’élite, ont été créées le 10 novembre 1775 par vote du Congrès américain en vue de faire face à l’armée impériale britannique. Cette force d’élite et aéroterrestre considérée de réaction rapide, est depuis plusieurs décennies spécialisée dans les opérations amphibies, la projection des forces et la garde des ambassades américaines dans le monde.
[20] L’assassinat de Qassem Soleimani, le 3 janvier 2020 sur l’aéroport international de Bagdad par un drone MQ-9 Reaper .
La campagne au Moyen-Orient :
Zakaria HANAFI
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HANAFI ZAKARIA Docteur en relations internationales, conférencier et expert en géopolitique et sécurité de défense.