
La diplomatie militaire ou de défense est devenue un outil sine qua non d’accompagnement et de complément de la diplomatie classique. Pourtant dans le passé les émissaires des Cours européennes, africaines et asiatiques, envoyés aux pays étrangers ou les consuls étaient souvent désignés parmi la population militaire pour question de sécurité de déplacement en secret.
L’émersion de la diplomatie de défense au sein de la diplomatie officielle est devenue un apport majeur de la politique extérieure qui pourrait augmenter la puissance du pays en matière de soft power. Néanmoins, les chefs militaires et les représentants de la défense à l’extérieur ont besoin d’un esprit d’équipe, d’une formation spécifique qui a ses propres caractéristiques et doivent être vigilants face aux progrès technologiques et le changement des modes de conflit.
Afin de donner un sens au duo diplomatique-militaire, seront rappelés succinctement, la genèse de la diplomatie militaire, le couple au sein d’une représentation diplomatique, les autres raisons d’être de l’action en deux et la confidentialité qui s’impose dans l’exercice de la fonction diplomatique.
1-Genèse de la diplomatie militaire et savoir spécifique
Depuis quelques décennies, l’évolution de l’histoire diplomatique a connu plusieursémergences dues aux nouveaux acteurs étatiques et parallèles, qui participent à ses actions et la multitude de disciplines devenues nécessaires à son rayonnement.
-Processus de développement de la diplomatie de défense
Au troisième millénaire, la diplomatie classique cherche à s’adapter afin de mieux augmenter son rendement. Pour le faire, elle renforce sa présence avec d’autre formes et volets de la diplomatie qui peuvent servir comme outil d’influence socioculturelle, économique et de défense. Par ailleurs, la diplomatie de défense est devenue un acteur primordial d’accompagnement de la diplomatie officielle. Georges Clémenceau[1] disait : « Il suffit d’ajouter militaire à un mot pour lui faire perdre sa signification : ainsi la justice militaire n’est pas la justice, la musique militaire n’est pas la musique »[2]. S’agissant d’une critique grave, qui peut aller jusqu’à la dénigration de la militarisation des concepts civils, car pour lui le terme “militaire” altère ou déforme le vrai sens du mot, dans la mesure où si on prend comme exemple la justice, on découvre que contrairement à la justice civile, elle n’est qu’une procédure administrative. Car, souvent, la justice des armées ne fait que juger des conduites inhabituelles liées à l’ordre et la discipline lorsque les autorités militaires veulent dépasser les punitions du règlement intérieur et infliger des sanctions dépassant les quelques semaines d’incarcération. Aussi la musique militaire considérée disciplinée beaucoup plus qu’artistique[3].
Ceci nous ramène à croire que la diplomatie militaire n’est pas une diplomatie. Souvent, on estime que la diplomatie est la manière par laquelle on présente un pays à l’extérieur[4]. Selon Raymond Aron : « la diplomatie peut être dite l’art de convaincre sans employer la force » De nos jours, la diplomatie en général avec ses différents volets économiques, culturelles, parlementaires, sportives et autres, constitue un ensemble d’instruments et de pratiques utilisés par les acteurs politiques des Etats, afin d’entretenir et coordonner leurs valeurs et défendre leur « Nation-Branding ». Car, la politique extérieure n’est pas obligatoirement la diplomatie.
En se fiant aux volets cités de la diplomatie on pourrait ajouter la diplomatie militaire en tant que section de diplomatie classique ou officielle, qui est orientée vers la coopération entre les armées. Cela n’empêche que l’outil militaire, qui appartient à un appareil exécutif, pourrait devenir un instrument politique et être à l’origine des échanges aboutissant à une liaison politique très étroite associant export ou import d’industrie militaire et de formation d’ingénierie civile. La plupart du temps lorsque vous avez une représentation militaire dans une relation bilatérale ou multilatérale, cela prouve qu’il y a un intérêt fort du pays d’accréditation ou accréditant.
Les tensions militaires dans le monde moderne à partir du XIXème siècle et contemporain se sont multipliées à cause des rivalités stratégiques entre les anciennes[5] et les puissances montantes, les firmes multinationales assoiffées par la mainmise sur les ressources naturelles du sang, les différends territoriaux causés par les tracés injustes des frontières, le séisme géopolitique des religions comme moyen de politisation et la carte électorale ou de violences visant le pouvoir, la hause de la criminalité transnationale , les changements climatiques[6] et tous ces défis ont poussé les Etats du monde à augmenter leurs budgets de défense et à créer des postes d’attachés de défense auprès de leur ambassade. Car, la complémentarité entre le chef de la représentation diplomatique et le bureau de l’attaché de défense veut que l’ambassadeur réuni avec les grandes autorités civiles en vue comprendre la raison de l’évolution géopolitique et l’homme de l’uniforme, qui visite les frontières et les installations militaires arrive à évaluer ce qui est sur le terrain. Les deux sources d’informations recueillies aux salons et sur le théâtre donnent une synthèse réelle des évènements, afin qu’elle soit transmise au pays et servir de référence au conseil à la prise de décision.
-Complément inévitable d’un cursus ciblé au profit des chefs militaires
Nul n’est épargné d’une instabilité interne ou qui vient d’un autre acteur des relations internationales. Au sein de n’importe quel Etat, le facteur sécurité et défense est devenu un outil inséparable de la diplomatie en particulier et des relations extérieures en général. Par sa coercivité, un attaché militaire qui présente une force de défense de renommée professionnelle, pourrait compléter les actions de négociation et de relation visées par la politique étrangère de son pays. Aussi, avec les changements introduits dans les relations internationales , les gouvernements habitués à utiliser la contrainte et la coercivité afin d’atteindre les fins non acceptées par le dialogue et la persuasion, se sont vus obligés de compléter le pouvoir du verbe persuasif et par l’institution militaire, qui peut être justifiée par la représentation au sein d’un corps diplomatique ou d’une organisation de défense , par la participation à des actions louables de coopération, sinon relever les défis de la dissuasion ou de la désinformation qui peuvent toucher son pays.
Les Chefs militaires en général et les attachés de défense en particulier doivent être en mesure de comprendre le milieu immatériel de leur théâtre ou milieu qu’il soit en interne ou en externe. Les modules classiques de leur formation doivent être renforcés par des disciplines qui les outillent afin de mieux maitriser le milieu de leur travail en gardant à l’esprit qu’on pourrait toujours gagner une guerre sans combat. Souvent la maitrise de la communication interculturelle en interne et dans milieu extérieur facilite l’adaptation du chef militaire ou du représentant diplomatique.
En effet, les chefs militaires et les attachés de défense ont besoin obligatoirement, de maitriser d’autres savoirs. D’ailleurs, à l’instar de l’anthropologie embarquée[7], les Américains ont choisi d’enseigner la sociologie militaire[8] afin de mieux comprendre les relations multiformes entre les civils et les militaires[9], en intégrant les volets en relation avec la diplomatie de défense. On ne cite pas souvent les anthropologues, qui ont soutenu l’effort de guerre allié pendant les deux guerres mondiales. Les chercheurs comme Margaret Mead, Gregory Bateson et Ruth Benedict[10] ont donné leur avis anthropologique concernant les sociétés d’Asie et du Pacifique. Plus tard, dans la continuité, les autorités militaires américaines se sont appuyées sur des grilles basées sur les connaissances sociales et culturelles des sociétés irakienne et afghane avant et cours des opérations en vue de s’adapter avec l’anthropologie imposée par le théâtre. Dans chaque grande unité sont affectés des anthropologues embarqués afin de réaliser des analyses sous forme de renseignement ouvert sur le milieu immatériel et conseiller à la décision.
Également, les futurs attachés de défense américains effectuent des séjours pour bien comprendre l’anthropologie de la région où ils seront affectés plus tard. Au Maroc lors des opérations de maintien de l’ordre dans les provinces récupérées au Sahara, les autorités marocaines ont choisi d’embarquer dans des missions des guides locaux, qui connaissaient parfaitement le terrain, le climat et les traditions des tribus. Ces personnes patriotes ont beaucoup facilité la tâche aux chefs militaires, lors des déplacements et des prises de décisions. La gendarmerie prévôtale a aussi été en tête des opérations, afin d’accompagner les unités en leur fournissant des renseignements ouverts sur le théâtre. Cette expérience marocaine a permis aux forces d’avancer, de diminuer le risque et de gagner leur pari face aux séparatistes sahraouis.
Cette anthropologie avec une vue générale est associée à la sociologie militaire qui constitue un outil d’aide à la décision stratégique et permet d’analyser l’institution de défense, de s’approcher de l’identité et de la culture[11], du niveau de professionnalisation, du respect du genre, aussi de l’impact de la diversité ethnique dans les composantes de l’armée. Car souvent dans les armées du Sud Global, par favoritisme ou manque de confiance, la hiérarchie est constituée par une seule ethnie ou communauté. C’est une erreur grave du pouvoir politique. Par ce choix la gestion des ressources humaines, en ce qui concerne les élites, encourage les médiocres en écartant la participation d’autres populations plus compétentes. Ce choix de la société d’élite militaire est le plus souvent, l’une des causes des coups d’Etat en Afrique.
La sociologie militaire aide à mieux assimiler la relation civil-militaire dans un théâtre. Car, dans les pays démocratiques c’est le pouvoir politique qui contrôle l’armée. A contrario, dans la majorité des Etats du Sud Global, l’armée ne dépend pas forcément des autorités civiles, mais du Chef de l’Etat. L’armée neutre et exemplaire, est largement respectée par les populations civiles, tant qu’elle respecte sa mission constitutionnelle et ne s’ingère pas dans les affaires internes de l’Etat. Dans certaines représentations diplomatiques, l’attaché de défense a ses propres locaux indépendants de l’ambassade.
Cette formation de haut niveau, incluant les comportements sociaux, a pour finalité d’apprendre aux chefs militaires et aux attachés de défense, un raisonnement précis sur leur milieu d’exercice et des outils d’influence de la politique extérieure, permettant ainsi d’introduire l’instrument sécuritaire et globalement, le renseignement ouvert destiné aux Etats-majors, aux collèges de défense et d’autres institutions militaires de formation des cadres, qui constituent des pépinières de recrutement des attachés de défense.
Cela suppose pendant la veille stratégique avant tout engagement individuel ou projection de forces à l’extérieur, préparer une ligne de conduite politique bien définie avec des dossiers sur les pays, à base d’outils de la sociologie militaire, à utiliser lors de la planification et tout le long de l’accompagnement stratégique des forces, considérées ambassadrices en uniforme de leur pays. L’apprentissage des mécanismes de la sociologie militaire permet de véhiculer la meilleure image des valeurs sociales et des modes de vie de la force du pays. C’est une forme de projection culturelle, qui pourrait se distinguer par une approche participative et encourager un ensemble de valeurs humaines parmi les populations du pays d’accueil. Néanmoins, ces formations sont souvent limitées à quelques semaines dans des structures militaires dédiées à la coopération et au renseignement militaire extérieur[12]. Ces outils préparent les cadres à opter pour la pensée de Sun Tsu, qui consiste à « gagner la guerre sans faire de combat. » Pourtant dans plusieurs Etats avancés la diplomatie de défense n’est plus une question de séjour d’apprentissage limité, mais elle est liée à une carrière permettant aux cadres de mieux se perfectionner dans le volet de la diplomatie militaire, afin de partager leurs constats avec leur administration de tutelle. La mission de l’attaché de défense est devenue un métier et une carrière à part dans les armées occidentales.
Pour la recherche d’un meilleur profile et une meilleure préparation à la vie diplomatique, les jeunes recrues des pays européens et particulièrement scandinaves effectuent souvent des stages d’un an ou deux à l’étranger, au sein des ambassades ou dans les institutions de l’Union européenne et onusienne. Cela leur permet d’acquérir un petit retour expériences, leur permettant de valoriser leur pratique et de connaitre les rouages du cercle diplomatique, avant leur déploiement. Par contre les futurs attachés de défense, choisis à exercer en Afrique sont souvent des officiers qui ont participé aux missions de maintien de la paix ou qui ont fait les écoles d’état-major ou de guerre dans un pays africain. Cette initiative permet une meilleure assimilation des particularités du théâtre africain et la facilité de contacts avec plusieurs autorités civils et militaires, lors de la mission de paix ou de la formation dans une institution militaire.
Par ailleurs, la maitrise des langues les plus parlées au niveau international permet au chef de mission et au représentant de la diplomatie de défense de mieux s’intégrer au lieu de faire appel aux traducteurs ou risquer d’avoir des traductions hors sujet[13].Pour être plus performant, il est utile d’apprendre la langue locale[14] ou le dialecte du pays d’accueil qui lui accorde plus d’opportunités dans les échanges avec les populations du pays d’accréditation. Car, les particularités de chaque langue, leurs expressions spécifiques et leurs connotations interculturelles sont à l’origine du succès du discours et du pouvoir du verbe en bilatéral et en multilatéral, lors de l’intervention des acteurs avec leur propre langue officielle .Sans connaissance des langues le militaire ambassadeur de son pays ne pourrait pas avoir accès à des informations stratégiques, afin de participer à la prise de décisions et la faculté de négocier efficacement les sujets de coopération pour lesquels il a été désigné[15].
Par conséquent, sans connaissance approfondie de la sociologie militaire, de l’anthropologie socio-culturelle, linguistique, économique, politique et de défense, la mauvaise adaptation des militaires à l’étranger pourrait être à l’origine de chocs culturels et négative en matière d’influence[16] . Cette formation doit être renforcée par des connaissances théoriques et pratiques, qui permettent une meilleure adaptation de la diplomatie, dans n’importe quel milieu immatériel. Pour un meilleur rendement, penser même à sensibiliser les jeunes cadres et les militaires de rang avant toute participation de contingent à une mission de paix. Car eux aussi sont des ambassadeurs de leur pays. Les règles d’engagement et de conduite ne sont pas suffisantes pour un soldat de la paix qui ne connait pas le théâtre où il va se déployer.
A suive dans le prochain numéro
[1] Homme politique français, né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds, en Vendée et décédé le 24 novembre 1929 à Paris. On le surnommait le « Père la Victoire » ou encore « Le Tigre ». Il est élu à l’Académie française en 1918.
[2] Lire Revue de défense nationale sur : https://www.defnat.com/e-RDN/vue-article.php?carticle=9808
[3] Car avec ses différents matériels et fanfares, elle ne fait que des compositions liées à l’hymne national dans des cérémonies et d’autres chants militaires appelant au patriotisme et à l’unité nationale. Dans le passé, on associait les tambours pour crée un effet psychologique sur l’adversaire avant de commencer les combats, sinon une fois la guerre est gagnée on organise des défilés.
[4] Page 18 « la diplomatie peut être dite l’art de convaincre sans employer la force » Raymond Aron, « paix et guerre entre les nations » Paris Calmann- Lévy 1960
[5] La majorité des grandes puissances ont des bases militaires dans des territoires loin de leurs frontières pour protéger les routes maritimes ou leurs intérêts dans le monde. La rente stratégique a augmenté dans certains pays comme Djibouti ou la Turquie. La Chine a construit des bases dans des ilots non loin des Philippines.
Certains Etats comme le Qatar a accordé l’installation de base américaine dans leur territoire et les Emirats arabes unies ont une base française dans leur pays. Par contre, certains Etats de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel ont précipité le départ des bases françaises au nom de la souveraineté.
[6] Les catastrophes naturelles et accidentelles demandent à leur tour la participation des forces de défense en soutien aux civils au niveau national et via la coopération internationale.
[7] Cela suppose d’éviter les chocs culturels entre la force intervenante et la population concernée par le conflit. Le (HTS) est connu souvent sous le thème de (Anthropologists embeded), qui veut dire « anthropologues embarqués avec les forces ». Ce nouveau programme est basé sur les constats relevés sur la diversité des populations, le retour d’expérience des militaires en action et associé aux analyses des sociologues, des anthropologues, des traducteurs, des politologues qui rassemblaient les informations pour conseiller le commandement sur le théâtre.
[8] La sociologie militaire permet de déchiffrer les comportements internes des armées Au mois d’octobre 1980, à l’Université de Chicago, l’Inter-University Seminar on Armed Forces and Society (IUS) association regroupant près de mille membres tant universitaires que fonctionnaires civils et militaires, célébrait son 20e anniversaire.
[9] La sociologie militaire, demeure une discipline nouvelle non instruite dans la majorité des institutions militaires du monde. Lire revue défense nationale sur : https://www.defnat.com/e-RDN/vue-article.php?carticle=2248&cidrevue=414
[10] Margaret Mead, Gregory Bateson et Ruth Benedict étaient des anthropologues précurseurs et influents, qui ont justifié un grand intérêt pour la culture et la personnalité. Les recherches pratiques de Mead et Bateson en Nouvelle-Guinée et à Bali. Aussi, Benedict a été une grande influente en matière du concept de « modèles culturels ». Par contre Mead a vulgarisé l’anthropologie auprès du grand public grâce à des études sur l’adolescence et les rôles de genre. Au début, le programme intitulé Human Terrain System (HTS) a vu le jour en 1965, dans le cadre du projet Camelot, qui se veut l’évaluation des causes culturelles des violences. Il a été expérimenté au Chili pour arrêter la popularité et la montée en puissance du socialiste Salvador Allende, au sein du parti Union populaire, qui voulait prendre le pouvoir. Suite aux différentes réclamations, le secrétaire américain à la Défense Robert McNamara décida d’annuler le projet le 8 juillet 1965 en raison de la publicité défavorable. Le président Johnson, approuva cette décision par note datée du 2 août 1965 et demanda à ce que toutes les recherches futures dans des domaines étrangers soient approuvées par une nouvelle agence d’évaluation, le Foreign Affairs Research Council, située au Bureau du renseignement et de la recherche du département d’État.
[11] Organisation, respect de la hiérarchie, la discipline et les doctrines basiques des armées.
[12] Dans cette formation, dans plusieurs pays, même l’épouse de l’attaché de défense est concernée par une formation de conduite et de connaissance multiculturelle afin de faciliter son adaptation avec le monde diplomatique.
[13] Les diplomates russes sont souvent des traducteurs qui maitrisent plusieurs langues avant de faire une formation dans une école diplomatique et être affecté à un poste où ils maitrisent la langue du pays d’accueil.
[14] Les américains et certains anciennes puissances coloniales ont investi dans l’apprentissage des langues locales. J’ai trouvé en Afrique subsaharienne, un diplomate américain qui parlait en plus de l’arabe avec dialecte marocain, le berbère du Moyen Atlas. Car il a étudié dans une université marocaine pendant plusieurs années et a pu profiter de son séjour pour apprendre et s’approcher des populations.
[15] A titre d’anecdote, malgré l’existence de centres culturels dédiés à l’apprentissage des langues internationales ou locales, j’ai vu des attachés de défense qui ne parlent que la langue arabe. Dans les réunions de l’ONU ou des attachés de défense, ils ne savaient rien de ce qui se passait et des fois on citait mal leur pays et pourtant ils ne rapportaient rien et ne se défendaient pas. Malheureusement, le budget énorme alloué à cette mission devient inutile.
[16] Aux Etats Unis d’Amérique, comme outil de la sociologie militaire, il existe un Bureau d’information sur la guerre (Office of War Information), qui prend la forme d’une agence fédérale créée par décret présidentiel par Roosevelt pour gérer au mieux la propagande intérieure et extérieure du pays lors des conflits.
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HANAFI ZAKARIA Docteur en relations internationales, conférencier et expert en géopolitique et sécurité de défense.