Entre diplomatie canonnière et conflit inattendu.

Encore une fois à l’instar des autres décennies et l’année précédente, Israël mène une guerre multi-fronts, qui demeure un pari à prendre en ce qui concerne la réaction multiforme et asymétrique de l’Iran et ses affiliés chiites. D’habitude on est habitué à considérer que le conflit asymétrique oppose des forces régulières à des acteurs non-étatiques soit des mouvements armés ou groupes terroristes qui ont choisi la guérilla. Par manque de puissance militaires les acteurs non- étatiques font utilisent dans les combats des modes d’action non conventionnelles qui leur permet d’exploiter les faiblesses des armée traditionnels. Face à l’expédition américano-israélienne, la république islamique de l’Iran, bien qu’elle possède une grande armée régulière, elle utilise une stratégie asymétrique, dite stratégie du faible au fort en évitant de se confronter face à face avec ses adversaires et en utilisant comme carte de dissimulation et de pression, les milices chiites, les harcèlements par différents moyens y compris les missiles et les drones.
En Irak, le retour de la fragilisation sécuritaire est aussi causé par la liberté d’action de quelque 80 groupes armés soutenus par la république islamique de l’Iran. Ces entités se sentent indépendantes par rapport au pouvoir central irakien. Pour soutenir l’Iran face aux frappes américano-israéliens, depuis la fin de février, les milices pro-iraniennes du Hachd Al-Chaabi[1] , concentrent leurs attaques aux drones et roquettes d’artillerie sur les sites sensibles américains (bases d’aviation, ambassades, bureaux de renseignements, radars importants, infrastructures de communication et logistiques…), en Irak et en Syrie. Par ce fait, les Etats Unis d’Amérique ont été contraints de se défendre et d’anticiper les attaques du Hachd Al-Chaabi. Les unités de l’OTAN, rétablis auparavant pour éradiquer le terrorisme dans la région, ont été contraint de quitter les lieux, puisque selon leur communiqué officiel le conflit israélo-américain contre l’Iran n’est pas leur guerre.
L’anthropologie de la république islamique iranienne laisse comprendre que c’est une mosaïque établie dans un territoire difficile à acquérir, une culture séculaire, un endoctrinement religieux qui a pris du temps avec un régime politique constituant un mélange entre théologie et démocratie. Conjointement, face à une stratégie militaire basée sur la puissance aérienne, le régime iranien a toujours choisi les modes d’action asymétrique pour cacher son manque de matériels majeurs des différentes composantes de l’armée. Cette guerre entre deux stratégies différentes a été à l’origine de conséquences graves, liées à la géopolitique et la géoéconomique qui menacent non pas ma région, mais tous les intérêts de la communauté internationale.
En se référant aux différents outils de l’anthropologie du théâtre, l’analyse de cette campagne de 2026 au Moyen-Orient montre bien que la diplomatie canonnière ne pourrait faire face à un Etat qui, a préparé depuis des décennies sa défensive. Pour mieux cerner le problème seront étudiés en bref des éléments concernant le théâtre iranien avec sa géographie naturelle, militaire et populaire constituée par une mosaïque ethnique, une spécificité de ses armées, de son système politique et de stratégie, qui rendent le pays plus résiliant face à la première puissance du monde.
I-Comprendre le théâtre et les capacités de défense iranienne
Les géographies naturelle, militaire et des populations associées à la position stratégique du pays en Asie et ses spécificités géopolitiques le rendent difficiles à conquérir dans le cours terme. L’Iran a toujours constitué un milieu particulier par rapport à d’autres Etats- nations du monde.
- Géographie naturelle et militaire à prendre en considération
En termes de géographie militaire, occupant un rôle pivot en Asie occidentale, avec une surface de 1,64 million de km², le territoire iranien est constitué d’une ligne de défense naturelle à base des chaînes montagneuses des Zagros au Sud et vont au Sud- Ouest vers l’Irak et hautes au Nord Oust vers la Turquie avec des marécages en voisinage constitués par les fleuves de l’Euphrate et du Tigre. Au Nord du pays, face à la mer caspienne et l’Azerbaïdjan sont alignés les massifs de l’Alborz constituant une ceinture, face au Pakistan et l’Afghanistan infranchissable. Même le littoral Sud, tout au long du Golfe Persique et de la mer d’Oman, est protégé par des montagnes qui maitrisent le littorale et des ilots non loin du continent accordant une position stratégique et essentielle, qui permet le contrôle du détroit d’Ormuz et de tous les pays du Golfe. Cette configuration territoriale a toujours constitué un obstacle majeur pour les conquérants. Non loin, l’Afghanistan a toujours résisté aux envahisseurs à travers l’histoire et pendant les deux derniers siècles, à l’empire Britannique, à l’ex- URSS et à l’alliance occidentale. C’est le cas aussi des massifs du Rif et de l’Atlas au Maroc qui ont été à l’origine souvent des milliers de morts parmi les forces conquérantes.

Constituant un labyrinthe ou une forteresse qui est difficile à conquérir, depuis l’invasion d’Alexandre le Grand fils du Roi de Macédoine[1].Effectivement, le côté continental est presque impossible à franchir à cause des espaces difficiles constitués de montagnes et de déserts qui rendent toute intervention, hasardeuse pleine de risque. A l’exception de la côte caspienne, le climat est généralement continental, très chaud en été et très froid pendant l’hivers. Le pays a des frontières avec plusieurs pays, dont l’Irak à l’ouest, la Turquie au Nord-Ouest, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan au nord, l’Afghanistan et le Pakistan à l’Est, et enfin le Golfe Persique et la mer d’Oman au Sud. Néanmoins, l’Iran possède une mosaïque populaire originaire des pays voisins, un régime politique réunissant des outils théocratiques combinés avec des mécanismes démocratiques et ses propres empruntes en matière d’organisation des forces et de stratégie.
B ) Une majorité populaire Perse avec des minorités des pays frontaliers

En analysant l’anthropologie liée à la population iranienne, on trouve qu’à l’instar de la nation, qui est l’une des plus anciennes civilisations multiraciale, multiethnique et multiculturelle du monde, le pays est constitué comme suit :
– Majoritairement des Perses répartis dans plusieurs zones géographiques du pays ;
-Suivis des Azerbaidjanais rétablis au Nord-Ouest et qui constituent la même ethnie que l’Etat voisin l’Azerbaïdjan ;
– les Kurdes entièrement sunnites dans un pays à dominance chiite, concentrés dans la frontière avec les Kurdes de l’Irak, à l’Ouest et au Nord-Ouest, principalement dans les provinces du Kurdistan, Kermanshah, Ilam et Azerbaïdjan de l’Ouest ;
-Les Lurs résidants principalement dans les régions montagneuses du sud-ouest (Lorestan, Bakhtiari, Kohguilouyeh-et-Bouyer-Ahmad) et parle leur propre langue Lur ;
-Les Gilaks ethnie originaire du sud de la mer Caspienne et résidant le nord de l’Iran dans les régions côtières méridionales et Sud-Ouest de la mer Caspienne ;
-Les Baloutches sunnites, parlent ordo comme les pakistanais et l’afghan, habitent en grande partie dans la province du Sistan-et-Baloutchistan, au Sud-Est de l’Iran, une région aride ;
– Les Mazandaranis (Tabaris), parlant le mazandarani et persan. Ethnie de la province de Mazandaran, située sur les rives de la mer Caspienne. Etablis au long de la côte Sud de la mer Caspienne ;
-Les arabes[1] de l’Iran habitent en gros au sud, dans les provinces du Khouzestân, de Hormozgân, de Boushehr. Ils résident aussi dans les îles du golfe Persique. Ils sont aussi très minoritaires dans le Khorâssân, le Kermânshâh et à Téhéran. Certains arabes sont appelés les kamari établis au pied des montagnes Zagros, à côté des Bakhtiâris;
-Les Turkmènes en l’Iran sont originaires des branches d’Oghuz ou de Ghuz[2] , résidant généralement dans Nord-Est de l’Iran, en province Golestan, dans la Sahara turkmène et en petit nombre dans la province du Khorasan. Ils parlent turkmène et perse ;
-Talys est une ethnie musulmane, pratiquant le chiisme et le sunnisme, possédant sa propre langue et établie dans la frontière entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, sur les régions septentrionales du Gilan et d’Ardabil, près de la mer Caspienne ;
-Khorasan Turks est une population musulmane sunnite, résidant dans la province du Khorassan septentrional. Sa langue est le turc du Khorassan, une langue Oghouze qui diffère des Turkmènes d’Iran, bien qu’ils aient les mêmes repères. A ne pas confondre avec les Turkmènes iraniens ;
-Qashqai est une ethnie musulmane chiites, à base d’une confédération tribale turcophone, résidant dans la province du Fars et dans la région du Zagros, autour de Chiraz, et en minorité dans les provinces de Khuzestan et d’Ispahan. D’origine nomades, ils parlent perse et turc Oghouze ;
-Pachtoune ethnie de musulmans sunnites, parlant perse et la plupart sont à base des réfugiés et des migrants afghans, fuyants les conflits depuis les années soixante- dix du XXème siècle ;
– Les juifs iraniens considérés, comme les plus anciens habitants et la plus importante communauté par son effectif au Moyen-Orient après l’Etat hébreu. Ils appliquent un judaïsme traditionnel et observant qui remonte à quelques 2700 ans. Contrairement à la majorité des ethnies iraniennes, ils ne s’engagent pas dans l’armée. Ils habitent généralement Téhéran, Chiraz et Ispahan. Contrairement aux musulmans sunnites qui ne disposent pas de mosquée, les juifs en Iran possèdent leurs synagogues propres écoles, de boucheries casher et d’un hôpital à Téhéran, des temps de l’empereur Shah d’Iran chassé en 1979 par le pouvoir des Mollahs ;
-Arméniens est une population établie en Iran depuis plusieurs siècles. D’ailleurs, leurs monastères sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans le conflit opposant la République d’Arménie à l’Azerbaïdjan, l’Iran est du côté des arméniens en tant que chrétiens orthodoxes, alors que la majorité des citoyens azerbaidjanais sont musulmans chiites. Ils sont établis à Téhéran, Ispahan et dans le Nord-Ouest du pays ;
-Georgiens est une ethnie concentrée surtout dans la région de Fereydoun Shahr et la province d’Ispahan. Ils sont musulmans chiite et parlent en plus de leur langue le perse ;
– Adyghe est une communauté constituée d’une minorité caucasienne historique, devenue mesulmane chiite bien que leur ethnie en Turquie, en Jordanie et au Caucase a choisi le sunnisme. Ses origines sont dues aux mouvements des populations causés par les conflits en particulier, la guerre Russo-circassienne au XIXe siècle. Conscients de leurs origines et traditions, ils ont gardé en plus du perse leur propre langue caucasienne ;
– La communauté zoroastrienne en Iran, établie dans la province de Yazd, à Téhéran et à Kerman. Elle croit dans la première et la plus ancienne religion monothéiste du pays et du monde. Elle vénère son Dieu Ahura Mazda et le feu sacré. Elle est reconnue par le pouvoir et exerce librement son culte ;
– Les Afro-Iraniens est un groupe ethnique appelé en Farsi Siyah ou Bambasi, qui désigne noir résidant dans le Sud du pays à Hormoz gan, Sistan et Bouchehr. Ce sont à l’origine des esclaves emmenés de l’Afrique de l’Est[3] (Ethiopie, Soudan et Zanzibar), depuis le XVIIIème siècle.
C) Menaces de fragilité ethnique
Face à cette richesse ethnique, le régime n’a pas échappé à la constitution de rivaux à l’étranger, particulièrement ceux qui ont choisi la fuite et l’exil lors de la révolution de 1979 ou les Mouvements de gauche/laïcs, ne voulant plus de théocratie, ils descendent dans les rues des capitales occidentales pour contester le régime chiite. Sinon des dissidents armés créés avant et après la prise du pouvoir par les Mollah. Le plus ancien groupe d’opposants est l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran[4]créé en 1965, qui pourrait être résurgé, après avoir cessé d’attaquer le régime. Depuis quelques années, sont apparus sur le théâtre iranien les Groupes Djihadistes Sunnites, comme DAECH, les Groupes Baloutches, les Mouvements de l’opposition Kurde,
En interne, le territoire de la république islamique d’Iran est divisé en cinq régions et 31 provinces. Il connait des limites en ce qui concerne le partage des richesses entre les régions et la demande de plus de liberté politique au pouvoir central. A l’Ouest les Kurdes à l’instar de leurs frères dans les Etats voisins rêvent d’un Etat indépendant et les Lurs, en se comparant avec d’autres ethnies veulent bénéficier du développement. Par contre les azerbaidjanais se comparent avec leur pays l’Azerbaïdjan, qui se considère par sa constitution un Etat laïc que l’Iran considère adversaire vu ses relations étroites avec Israël. Alors que les richesses existent au Sud, l’Est est pauvre et ne bénéficie pas d’une attention particulière du pouvoir central. La région Sud -Ouest habitée par les arabes est dépourvue de toute culture et n’a pas de mosquées destinées au sunnite, aussi ils sont victime d’une marginalisation totale, malgré la richesse de la région, en pétrole et sa proximité des Etats arabes du Golfe. A l’extrême Sud Est on trouve, sur la frontière avec le Pakistan et au Nord face à l’Afghanistan, les Baloutches sont parmi les ethnies les plus pauvres et instables du pays, établis sur Baloutchistan- Sistan dont le climat n’est pas clément suite aux vents violents, dépassant les cent kilomètres par heure. Ils ont constitué leur propre armée de libération dans le côté pakistanais et demandent leur autonomie à l’Iran via une faction armée appelée « Armée de justice ».
Cette mosaïque anthropologique, englobant plusieurs ethnies, langues, traditions et autres cultures, vivant dans un même espace, n’a jamais constitué un point faible pour les pouvoirs, qui se sont succédés en Perse ou en Iran. Car, si on étudie de près certaines communautés résidant près de tracés frontaliers iraniens, on trouvera, que même après l’implosion du dernier empire islamique certains territoires avoisinant l’Iran ont toujours été sous sa souveraineté avant de devenir un théâtre d’affrontements entre les empires anglais, ottoman et russe. Si jamais on encourage la rébellion des Kurdes, ce sont tous les kurdes de la région qui vont faire de même en Turquie, en Irak et en Syrie. Ceci pourrait créer un tremblement grave dans la géopolitique des frontières. Car les quatre pays habités par les Kurdes vont se réunir pour faire face à ce séisme géopolitique et ils ont la puissance pour éradiquer définitivement la rébellion. Le sort sera de même pour toutes les communautés divisées entre plusieurs Etats souverains. L’Iranien est en général fier de sa nation ancestrale à l’instar de tous les anciens empires multinationaux, multiraciales et multiculturelles. L’exemple récent du financement de la rébellion en Irak et en Syrie montre bien que les résultats sont désastreux pour la région et pour les Etats qui les ont financés.
En conséquence, même si on utilise la géopolitique des religions afin de déstabiliser l’Iran en interne ou en externe, les communautés ont vécu ensemble et en paix, depuis des siècles sans concurrences entre les religions existantes. Le Bahaïsme demeure la seule religion qui menace le chiisme. C’est la seconde religion en Iran, mais pratiquée discrètement par ses adeptes. Les musulmans sunnites de différentes communautés et les juifs iraniens n’ont pas intérêt à se soulever contre le régime. Car, ils sont plus surveillés que les autres ethnies et religions, par un pouvoir très répressif et un système policier assuré par les différentes branches de la Garde révolutionnaire.
D) Un régime politique unique en son genre
Pour gérer ces territoires multiraciales, multiethnique et multiculturelle, le régime politique iranien a des particularités qu’il a pu intégrer au sein des populations, depuis la révolution de 1979.Son système politique complexe et unique mêlant à la fois les principes démocratique et théocratique. Le pays est dominé par deux institutions distinctes au sein d’une république islamique dotée d’un système politique unique en son genre. Le pouvoir suprême est exercé par le Guide suprême de la révolution[5], qui est également le plus haut dignitaire religieux du pays qui incarne tous les pouvoirs. Il est le premier responsable de la politique étrangère. Par conséquent aussi, le président est le chef de l’exécutif[6], qui est élu par le peuple. L’idéologie islamique joue un rôle central dans la politique iranienne. Le pays est gouverné selon les principes de la charia (loi islamique) et les dirigeants cherchent à garder un État islamique fondé sur les enseignements de l’islam chiite, exposer le modèle au niveau international et soutenir les minorités chiites dans le Monde musulman.
Le Guide de la révolution préside nomme des membres au sein du Conseil de discernement qui a un rôle consultatif. L’Assemblée consultative islamique dite « Majlis » : est considéré comme parlement iranien, dont les membres sont élus au suffrage universel pour 4 ans. D’ailleurs, le Conseil des gardiens : a comme tâche principale de superviser et de valider les élections, comme il a le pouvoir de rejeter des candidats ou des lois qui sont non conformes aux principes islamiques ou à la constitution.
La hiérarchie politique iranienne est partagée entre des mouvements réformistes souvent sous résidence surveillée et une majorité de conservateurs, qui font obstacle aux réformes politiques et sociales. C’est la catégorie écrasante du pays et soutenue par les grandes autorités de la Garde révolutionnaire.
[1]C.à.d. Mobilisation populaire. Elle est rassemblée sous la « Résistance islamique en Irak » et préparée opérationnellement par l’Iran, malgré qu’elle fasse partie des forces de sécurité irakiennes. Les milices les plus puissantes au sein de cette résistance et qui ont mené auparavant des combats contre DAECHE en soutien au gouvernement irakien, sont : Kataib Hezbollah, Harakat al-Nujaba, et la Brigade Badr.
[2] Alexandre le Grand, empereur de l’Antiquité. Né en 356 av. J.-C. à Pella, qui a bâti un grand empire incluant la Grèce et la Perse jusqu’aux rives de l’Indus.
[3] Lire la revue de TEHERAN, N° 104 juillet 2014 sur http://www.teheran.ir/
[4] Dynasties Ghuzs font généralement référence aux Seldjoukides, qui ont régné sur l’Iran, l’Irak et l’Asie Mineure du XIe au XIIIe siècle.
[5] Cette région de l’Afrique était pendant très longtemps une zone d’influence du Sultanat d’Oman et au début des années soixante du XXème siècle, les derniers arabes de la principauté de Zanzibar ont été chassé définitivement.
[6]OMPI / MEK – Mojahedin-e-Khalq : Ce mouvement d’idéologie islamo-marxiste, bien armé et organisé, voulait changer le régime du Shah et des Mollah.
[7] Le plus haut dirigeant de l’Iran qui incarne une autorité suprême sur les décisions politiques, religieuses et militaires.
[8] Élu comme dans les démocraties, au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans.
Zakaria HANAFI
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HANAFI ZAKARIA Docteur en relations internationales, conférencier et expert en géopolitique et sécurité de défense.